Explore the Apennine Mountains

photo by Annamaria Properzi

by Maureen Littlejohn

Italy is known for its culture and smooth sophistication, but go to the Apennine Mountains and you’ll find the country has a wild heart.

Consisting of smaller parallel mountain chains, the Apennines extend 1,200 km along the length of the peninsula. In the northwest they join with the Ligurian Alps at Altare, and in the southwest they end at Reggio di Calabria, the coastal city at the toe of the boot.

The soaring peaks and rolling meadows are spectacular, but it is the biological and cultural diversity that really make these mountains special. Drive two hours east of Rome and you’ll be in the Central Apennines where you’ll find historic villages, scenic vistas and a variety of wildlife and wilderness experiences. Match that with excellent Italian food, wine and the warm hospitality of local hotels and restaurants and you’ll wonder why you didn’t visit earlier.

Traditional, small-scale agriculture provides most inhabitants’ livelihoods, and slow food is a way of life. Delicious cheeses, ham, honey, vegetables and fruits are produced using time-honoured methods. Beech groves, oak stands, chestnut trees, vineyards, olive groves and pastures filled with cows and sheep are the backdrop for everyday life. “Generally, the Central Apennines, like so many mountains in Italy, were not exploited for industry nor industrial agriculture, and this means that they remain places of ecological equilibrium,” explains Tamara Griffiths, a lecturer at the University of New Hampshire in Ascoli Piceno and author of Oaks and the Apennines: Truffle Cultivation, Heritage Foods, Sustainability and Well-Being in Italy.

Intent on preserving this ecological equilibrium is Rewilding Central Apennines, a subgroup of Rewilding Europe, a non-profit wildlife conservation initiative that was launched in 2011. Populations of Marsican bears, grey wolves, red deer and golden eagles are gradually starting to rise in the Central Apennines’ protected areas and parks. “The Marsican brown bear is one of the best symbols of the Central Apennines. The bears are only found here and are original residents of these lands. It is a miracle they have survived,” explains Angela Tavone, communications officer at Rewilding Central Apennines. The organization is working hard to protect the remaining 50 to 60 bears, nurture respect for the animals, decrease human-bear conflicts and eventually increase their numbers. “The bear is an important attraction for the area, and people want to see it in its natural habitat. Entrepreneurs, administrators and traders who work in the bears’ territory can use this symbol in their shops or to promote their services and improve their income. So far, this is happening in the core area of the Abruzzo, Lazio and Molise National Park,” says Tavone.

Another remarkable recovery has been taking place in Monte Sibillini National Park, where conservation efforts have brought back the Apennine Chamois, a small mountain goat-like creature that was facing extinction 20 years ago.

The Appennino Tosco-Emiliano Biosphere Reserve, located in the Northern Apennines, is also rich in flora and fauna. The reserve encompasses 38 municipalities spread over five provinces: Parma; Reggio Emilia and Modena in Emilia Romagna; and Lucca and Massa Carrara in Tuscany. Covering the Tuscan-Emilian Apennine ridge from Passo della Cisa to Passo delle Forbici, the reserve marks the geographical and climatic boundary between continental and Mediterranean Europe. Home to 70% of the total species present in Italy, the reserve also features historical buildings, churches, hiking paths, meadows and glacial lakes.

Small-scale agriculture is the area’s prime economic driver, and tourism follows. The permanent population of around 100,000 inhabitants (in the transition area) swells in the summer by almost 70,000 tourists and second-home owners.

It’s no wonder the Apennines are becoming a priority in people’s travel plans. Natural beauty, rare flora and fauna and a time-honored way of life make it easy to embrace the wild heart of Italy.

Riche en Culture et en Biodiversité

Explorer la chaîne de montagnes des Apennins

photo by Annamaria Properzi

par Maureen Littlejohn

Si l’Italie est reconnue pour sa culture et son art de vivre, plonger au cœur des Apennins permet de découvrir la nature sauvage du pays. Série de chaînes de montagnes parallèles, les Apennins s’étendent sur 1 200 km tout le long de la péninsule. Dans le nord-ouest ils s’enchevêtrent avec les Alpes ligures à Altare, et dans le sud-ouest ils terminent leur course à Reggio Calabria, une ville côtière située sur la pointe de la botte.

Les hauts sommets et les vertes vallées sont certes spectaculaires, mais c’est avant tout la richesse culturelle et l’importante biodiversité qui rendent ses montagnes si singulières. À deux heures de route de Rome, on s’aventure dans l’Apennin central, où apparaissent çà et là de jolis villages historiques, des panoramas à couper le souffle et une faune et une flore sauvage exceptionnelles. Ajoutez à tout cela une succulente gastronomie et une hospitalité chaleureuse et vous vous demanderez pourquoi vous ne vous y êtes pas rendu plus tôt.

Une agriculture traditionnelle à petite échelle assure une subsistance à la plupart de ses habitants, et l’écogastronomie (slow food) y est un mode de vie. De savoureux fromages, des jambons, du miel, des légumes et des fruits sont produits selon des méthodes ancestrales. Des forêts de hêtres, de chênes et de châtaigniers, des oliveraies et des pâturages remplis de vaches et de moutons tapissent le paysage.

« Généralement, l’Apennin central, comme tant de montagnes en Italie, n’a pas été exploité de façon industrielle ni été le témoin d’une agriculture intensive. C’est ce qui explique l’équilibre écologique encore bien préservé de la région », explique Tamara Griffiths, une chargée de cours à l’Université du New Hampshire à Ascoli Piceno et auteure de l’ouvrage Oaks and the Apennines: Truffle Cultivation, Heritage Foods, Sustainability and Well-Being in Italy.

Conserver cet équilibre est l’objectif de l’organisme Rewilding Central Apennines, membre régional de Rewilding Europe, une organisation à but non lucratif fondée en 2011. Les populations d’ours marsicains, de loups gris, de cerfs rouges et d’aigles royaux sont en progression dans les zones protégées de l’Apennin central. « L’ours brun marsicain est l’un des principaux symboles de l’endroit. Ces ours ne vivent qu’ici et sont une espèce autochtone. C’est un vrai miracle qu’ils aient survécu », résume Angela Tavone, responsable des communications pour Rewilding Central Apennines.

L’organisme travaille d’arrache-pied pour protéger les 50 à 60 individus restants et pour sensibiliser les gens à l’existence précaire de l’espèce afin de limiter les conflits avec les hommes et d’accroître leur nombre. « L’ours constitue une attraction importante, et les gens veulent le voir dans son habitat naturel. Les entrepreneurs de la région peuvent utiliser ce symbole dans leurs magasins ou proposer des activités liées à l’observation de ces animaux pour améliorer leurs revenus. C’est d’ailleurs le cas dans la zone montagneuse du parc national des Abruzzes, Latium et Molise », assure Tavone.

Une autre bonne nouvelle provient du parc national des Monts Sibyllins, où les efforts de conservation ont permis le retour du chamois des Apennins, une petite chèvre de montage qui frôlait l’extinction il y a à peine 20 ans.

La réserve de biosphère de l’Apennin tosco-émilien, situé dans le nord des Apennins, possède elle aussi une faune et une flore foisonnantes. La réserve comprend 38 municipalités réparties sur cinq provinces : Parme, Reggio d’Émilie et Modène en Émilie-Romagne, et Lucques (Lucca) et Massa-Carrare en Toscane. S’étendant du passo della Cisa au passo delle Forbici suivant la chaîne de montagnes de l’Apennin tosco-émilien, la réserve marque la frontière géographique et climatique entre l’Europe continentale et l’Europe méditerranéenne. Cette zone abrite 70 % de toutes les espèces présentes en Italie et compte par ailleurs une foule de bâtiments historiques, d’églises, de sentiers de randonnée, de prairies et de lacs glaciaires.

L’agriculture à petite échelle en est le moteur économique principal, suivie du tourisme. La population permanente d’environ 100 000 personnes (lors des périodes de transition) gonfle d’au moins 70 000 pendant l’été.

Il n’est donc pas étonnant que les Apennins soient en voie de devenir une destination de voyage de plus en plus prisée. La beauté naturelle des lieux, la faune et la flore et les traditions ancestrales de ses habitants rendent le cœur sauvage de l’Italie rien de moins qu’irrésistible.

Biodiversità e ricchezza culturale

All’esplorazione della catena degli Appennini

photo by Annamaria Properzi

di Maureen Littlejohn

è famosa per la sua cultura ed elegante sofisticatezza, ma recatevi sugli Appennini e scoprirete un paese dal cuore selvaggio. Gli Appennini, costituiti da piccole catene montuose parallele, si estendono per 1.200 km in lunghezza lungo la penisola. A nord-ovest si congiungono con le Alpi liguri, ad Altare, e a sud-est terminano a Reggio Calabria, città costiera sulla punta dello stivale.

Le alte vette e i prati sinuosi sono spettacolari, ma in realtà è la diversità biologica e culturale a rendere queste montagne così speciali. Spostatevi in macchina due ore a est da Roma e arriverete sugli Appennini centrali dove troverete paesini storici, viste panoramiche e una varietà di animali ed esperienze selvatici. Abbinate tutto questo all’eccellente gastronomia italiana, al vino e all’accogliente ospitalità degli hotel e dei ristoranti locali e vi chiederete come mai non ci siete andati prima. Un’agricoltura tradizionale in scala ridotta offre sostentamento a gran parte degli abitanti, per i quali lo slow food è uno stile di vita. Formaggi squisiti, prosciutto, miele, ortaggi e frutta vengono prodotti secondo metodi radicati nel tempo. Faggeti, querce, castagni, vigneti, uliveti e ricchi pascoli di mucche e pecore fanno da scenario alla vita quotidiana. 

“In generale, gli Appennini centrali, come moltissime altre montagne in Italia, non sono stati sfruttati per l’industria o per l’agricoltura industriale, motivo per cui sono luoghi con un certo equilibrio ecologico,” spiega Tamara Griffiths, docente della University of New Hampshire ad Ascoli Piceno e autrice di Oaks And the Apennines: Truffle Cultivation, Heritage Foods, Sustainability and Well-Being in Italy (Le querce e gli Appennini: la coltivazione del tartufo, il cibo della tradizione, sostenibilità e benessere in Italia).

Determinata a proteggere questo equilibrio ecologico troviamo Rewilding Central Apennines, succursale di Rewilding Europe, un’iniziativa no-profit per la tutela della fauna selvatica lanciata nel 2011. Le popolazioni di orsi marsicani, di lupi grigi, del cervo e delle aquile reali stanno gradualmente aumentando nelle zone protette e nei parchi degli Appennini centrali. “L’orso marsicano è uno dei maggiori simboli degli Appennini centrali. Questi orsi si trovano solamente qui e sono autoctoni di queste terre. È un miracolo che siano sopravvissuti” spiega Angela Tavone, funzionaria per le comunicazioni di Rewilding Central Apennines. L’organizzazione si sta impegnando molto al fine di proteggere gli ultimi 50 a 60 orsi rimasti, alimentare il rispetto verso gli animali, ridurre i conflitti esseri umani-orso e, con il tempo, aumentare il numero degli esemplari.

“L’orso è un’attrazione importante in questa zona e le persone vogliono vederlo nel suo habitat naturale. Gli imprenditori, gli amministratori e i commercianti che lavorano nel territorio dell’orso possono usare questo simbolo sia nelle loro attività che per la promozione dei propri servizi e quindi incrementare gli introiti. Finora, questo avviene nel cuore del Parco Nazionale dell’Abruzzo, del Lazio e del Molise” dice Tavone. 

Altra importante ripresa sta avendo luogo all’interno del Parco Nazionale dei Monti Sibillini, dove l’impegno per la conservazione ha riportato il camoscio appenninico, animale simile a una capretta di montagna, che 20 anni fa ha rischiato l’estinzione. 

Anche la Riserva della Biosfera dell’Appennino tosco-emiliano, situata sugli Appennini settentrionali, è ricca di flora e fauna. La riserva comprende 38 municipalità sparse tra cinque province: Parma, Reggio Emilia e Modena in Emilia Romagna; Lucca e Massa Carrara in Toscana. Coprendo la dorsale dell’Appennino tosco-emiliano il territorio che va dal Passo della Cisa al Passo delle Forbici, la riserva segna il confine climatico tra l’Europa continentale e quella mediterranea. Oltre ad ospitare il 70% del totale delle specie esistenti in Italia, la riserva presenta anche edifici storici, chiese, sentieri per l’escursionismo, prati e laghi di origine glaciale.

L’agricoltura in scala ridotta è il motore primario dell’economia, seguito dal turismo. In estate, alla popolazione permanente di circa 100.000 abitanti (nella zona di transizione) si aggiungono i circa 70.000 turisti e i proprietari delle case di villeggiatura.

Non c’è da stupirsi che gli Appennini stiano diventando una priorità nei programmi per le vacanze della gente. La bellezza naturale, una flora e una fauna rare, unitamente a uno stile di vita radicato nel tempo rendono facile abbracciare il cuore selvaggio d’Italia.